Et pour ainsi dire des ‘nuées sur les murs’.

C’est par cette pointe qu’Erasme ponctue son éloge d’Albrecht Dürer, désignant par là son extraordinaire capacité a représenter ce qui, échappant au cercle des yeux, devrait échapper au cercle de la main.
Cinq siècles plus tard, Roger Caillois proposera, dans une fiction, que la gravure Mélancolie soit née de la contemplation d’une pierre. Par là, il lie le maître des lignes noires avec la tradition extrême-orientale des pierres à rêves et, au-delà, avec celle de « l’encre rompue » de MuQi ou Sesshū Toyo.
Ces liens sont à vrai dire forts lâches, mais ils forment un motif entêtant, qui accompagne cette pérégrination au bord du cercle de la main. Pas plus, ces liens ne sauraient concerner précisément ces paysages à la lumière pâle, bien qu’une commune fascination y fasse ombre.

Livre d'artiste

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